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Quatre ventouses en même temps : −300 mmHg bat −225 dans la zone proximale

Samadi M, Huang L, Mo PC et al. ·Journal of Bodywork and Movement Therapies, · Taïwan

MitigéPreuve préliminaireÉtude de mécanismePose statique

L'étude en bref

Titre original
Effects of negative pressure of four-cup cupping therapy on hemodynamic responses of the gastrocnemius
Journal
Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2025
Population
12 adultes sains, gastrocnémien

En une phrase

Étude NIRS sur 12 adultes : avec 4 ventouses sur le gastrocnémien, −300 mmHg augmente nettement plus oxyhémoglobine et volume sanguin que −225 mmHg en zone proximale.

Citation : Samadi M, Huang L, Mo PC, et al. « Effects of negative pressure of four-cup cupping therapy on hemodynamic responses of the gastrocnemius. » Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2025. Lire l’original · DOI : 10.1016/j.jbmt.2025.01.024

Ce que l’étude a cherché à savoir

Presque toute la littérature de mécanisme travaille avec une ventouse seule. Sauf qu’en cabinet, on en pose quatre, six, parfois plus. Est-ce que ce qu’on sait sur la mono-ventouse tient quand on passe au multi ?

L’équipe de Jan (Taïwan) a testé l’hypothèse qu’à quatre ventouses, −225 mmHg suffirait à produire la même vasodilatation maximale que −300 mmHg.

Comment ils s’y sont pris

Douze adultes, quatre ventouses alignées sur le gastrocnémien, trois pressions testées : −75, −225 et −300 mmHg. La réponse hémodynamique du muscle était lue en spectroscopie proche infrarouge multicanal à quatre positions : sous les ventouses proximale et distale, entre les ventouses, et en aval de la dernière ventouse.

ANOVA à mesures répétées pour croiser pression et position.

Ce qu’ils ont trouvé

Interaction significative pression × position, plus un effet principal de chaque facteur sur tous les paramètres mesurés (p < 0,05). Dans la zone sous la ventouse proximale, −300 mmHg produit des réponses nettement supérieures à −225 : oxyhémoglobine 4,04 ± 0,77 µM contre 2,4 ± 0,33 ; désoxyhémoglobine 1,06 ± 0,3 contre 0,2 ± 0,28 ; volume sanguin 5,1 ± 1,02 contre 2,6 ± 0,42 ; oxygénation 2,98 ± 0,59 contre 2,2 ± 0,45.

L’hypothèse de départ est donc rejetée : à quatre ventouses, la pression la plus forte garde l’avantage, et la réponse varie selon la position.

Les limites de cette étude

Douze sujets sains, un muscle, une session : tout est préliminaire. La NIRS lit les premiers centimètres sous la peau, pas la perfusion profonde. Et le design compare des pressions aiguës chez le sain, pas des résultats cliniques : personne ne sait encore si la différence hémodynamique se traduit en symptômes.

Verdict : mitigé, preuve préliminaire

La dose compte et la position aussi : à quatre ventouses, −300 mmHg mobilise plus de sang que −225 en zone proximale. Mitigé car c’est une donnée de mécanisme, pas de clinique ; elle affine le protocole plus qu’elle ne prouve un bénéfice.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

Enfin du travail sur le multi-ventouses, parce que personne ne pose une seule ventouse en réalité. Deux enseignements pratiques : la dépression forte conserve un avantage même quand on multiplie les points d’aspiration, ce que les partisans de la douceur systématique devront avaler ; et la réponse n’est pas uniforme le long du muscle, ce qui justifie de vérifier chaque zone et pas de traiter la pose comme un bloc homogène. En formation, c’est le genre de données qui justifie le travail au manomètre plutôt qu’au feeling.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.

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