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Sclérose en plaques : la ventouse sèche réduit la fatigue, essai sur 60 femmes

Sohrabi F, Tirgari B, Forouzi MA et al. ·Iranian Journal of Nursing and Midwifery Research, · Iran

FavorablePreuve modéréeEssai contrôlé randomiséPose statique

L'étude en bref

Titre original
Effectiveness of Dry Cupping Therapy on Fatigue and Quality of Life of Women with Multiple Sclerosis: Randomized Clinical Trial
Journal
Iranian Journal of Nursing and Midwifery Research, 2025
Population
60 femmes atteintes de sclérose en plaques
Sujets
sclerose-en-plaques, fatigue
Accès
Texte intégral en libre accès

En une phrase

ECR iranien sur 60 femmes atteintes de SEP : 8 séances de ventouse sèche en 4 semaines, fatigue FSS 47,7→34,5 et qualité de vie MSQOL 48,9→60,1 (p<0,001).

Citation : Sohrabi F, Tirgari B, Forouzi MA, et al. « Effectiveness of Dry Cupping Therapy on Fatigue and Quality of Life of Women with Multiple Sclerosis: Randomized Clinical Trial. » Iranian Journal of Nursing and Midwifery Research, 2025. Lire l’original · DOI : 10.4103/ijnmr.ijnmr_272_23

Ce que l’étude a cherché à savoir

La fatigue est le symptôme le plus commun et le plus handicapant de la sclérose en plaques, et les options médicamenteuses sont limitées. Une équipe de soins infirmiers du sud-est de l’Iran a testé la ventouse sèche, en évaluant fatigue et qualité de vie sur un essai randomisé.

Comment ils s’y sont pris

Soixante femmes SEP suivies dans un centre de maladies spécifiques, randomisées en deux bras de 30. Le groupe intervention reçoit huit séances de ventouse sèche, deux fois par semaine pendant quatre semaines. Le groupe contrôle suit les méthodes habituelles de réduction de la fatigue. Mesures avant-après : échelle de sévérité de la fatigue (FSS) et questionnaire de qualité de vie spécifique SEP (MSQOL).

Ce qu’ils ont trouvé

Avant l’intervention, les deux groupes sont comparables : fatigue FSS à 47,67 contre 47,63, qualité de vie à 48,85 contre 49,64. Après quatre semaines, l’écart est net : la fatigue du groupe ventouse tombe à 34,48 contre 46,85 dans le contrôle, et la qualité de vie monte à 60,14 contre 51,96. Les deux différences sont significatives à p < 0,001.

Soit une réduction de fatigue d’environ 13 points sur l’échelle FSS et un gain de qualité de vie de plus de 11 points.

Les limites de cette étude

Pas de groupe sham : le contrôle reçoit les soins usuels, donc tout l’effet non spécifique (séances dédiées, attention, attente) est confondu avec l’effet de la ventouse. Suivi à 4 semaines seulement : la durée du bénéfice est inconnue. Échantillon homogène (femmes, un centre) : généralisation limitée. Et l’absence de détail sur la méthode de randomisation laisse des zones d’ombre.

Verdict : favorable, preuve modérée

Sur 60 femmes SEP, huit séances de ventouse sèche réduisent fortement la fatigue et améliorent la qualité de vie. Favorable, avec la réserve classique du comparateur non sham et du suivi court.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

La fatigue de la SEP est un terrain où la ventouse sèche a du sens selon moi : symptôme lourd, peu d’options, une approche manuelle douce peut intervenir en soutien. Le chiffre me plaît : treize points de FSS en quatre semaines, c’est du concret. Mais je suis franc : sans bras sham, on ne sait pas quelle part vient de la séance elle-même versus le temps d’attention hebdomadaire offert à ces femmes. Les deux peuvent coexister, et pour une fatigue aussi invalidante, même la part contextuelle a de la valeur pour le client.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. La sclérose en plaques est une maladie neurologique qui relève d’un suivi médical spécialisé ; cette fiche ne constitue pas une recommandation de traitement.

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