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SDRA du COVID en réanimation : la ventouse chaude en complément, 8 cas

Karimi M, Kazemi AH, Asadi A et al. ·Journal of Acupuncture and Meridian Studies, · Iran

FavorableTémoignage cliniqueCas cliniquePose statique

L'étude en bref

Titre original
Warm Cupping of the Posterior Thorax in Combination with Standard Conventional Therapy for ARDS in COVID-19 Patients in ICU: a Case Series.
Journal
Journal of Acupuncture and Meridian Studies, 2022
Population
8 patients COVID-19 avec SDRA en soins intensifs
Sujets
sdra, covid-19, reanimation

En une phrase

Série iranienne en réa COVID : ventouse chaude thoracique postérieure 7 jours, 8 patients. SpO2 +3,16 %, aucun patient ventilé, tous sortis.

Citation : Karimi M, Kazemi AH, Asadi A, et al. « Warm Cupping of the Posterior Thorax in Combination with Standard Conventional Therapy for ARDS in COVID-19 Patients in ICU: a Case Series. » Journal of Acupuncture and Meridian Studies, 2022. Lire l’original · DOI : 10.51507/j.jams.2022.15.3.194

Ce que l’étude a cherché à savoir

En pleine crise COVID, le syndrome de détresse respiratoire aiguë remplissait les réanimations. En Iran, où la médecine traditionnelle persane a droit de cité à l’hôpital, une équipe de Téhéran a ajouté la ventouse chaude aux soins conventionnels pour voir ce que ça donnait sur les symptômes respiratoires.

Comment ils s’y sont pris

Série de huit patients COVID-19 avec SDRA admis en soins intensifs. Ventouse chaude sur le thorax postérieur pendant sept jours, en complément du traitement conventionnel : 21 séances au total dans la série. Suivi longitudinal des scores de sévérité (toux, dyspnée, oppression thoracique), du type d’oxygénothérapie et de la saturation SpO2.

Ce qu’ils ont trouvé

Les huit patients ont rapporté une amélioration des scores de symptômes, avec une hausse de la SpO2 allant jusqu’à 3,16 %. Aucun n’a eu besoin de ventilation mécanique, tous sont sortis de l’hôpital.

Les limites de cette étude

Huit patients, pas de groupe témoin, en pleine urgence pandémique où les soins évoluaient vite. La SpO2 qui gagne au maximum 3,16 % est modeste, et les SDRA qui récupèrent sans ventilation existent aussi sans ventouse. Les auteurs concluent que la combinaison « peut donner un bon pronostic » : c’est prudent, et c’est tout ce que la série peut dire.

Verdict : favorable, témoignage clinique

Un document rare : la ventouse intégrée en réanimation, pas en cabinet. Favorable comme faisabilité et signal de tolérance chez le patient grave, mais l’effet propre est impossible à mesurer sans comparateur.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

Ce papier me fascine autant qu’il me rend prudent. Fascine, parce qu’il montre la ventouse acceptée en soins intensifs iraniens, là où la médecine traditionnelle persane est institutionnalisée : chez nous, on est très loin de ce contexte, et je n’enseigne évidemment pas le travail sur un SDRA. Prudent, parce que huit patients sans contrôle en pleine pandémie, ça ne dit rien sur l’efficacité. Ce qui m’intéresse vraiment, c’est la zone : le thorax postérieur, là où je pose pour les tensions respiratoires banales en cabinet. La ventouse thoracique dorsale a du sens physiologiquement ; son efficacité sur la détresse respiratoire grave reste, elle, une hypothèse de cette série.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.

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