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Baseball : les bénéfices de la ventouse varient selon la phase de saison

Chen CL, Lu CC, Chen YY et al. ·PLoS One, · Taïwan

MitigéPreuve modéréeEssai contrôlé randomiséPose statique

L'étude en bref

Titre original
Effects of dry cupping on exercise, autonomic activity and sleep in baseball players during preseason and in-season conditioning
Journal
PLoS One, 2025
Population
joueurs universitaires de baseball
Sujets
fatigue-sportive, sommeil
Accès
Texte intégral en libre accès

En une phrase

40 joueurs universitaires, 8 semaines : la ventouse améliore la récupération autonomique en présaison et en saison, mais n'améliore pas la performance ; le sommeil ne profite qu'en présaison.

Citation : Chen CL, Lu CC, Chen YY, et al. « Effects of dry cupping on exercise, autonomic activity and sleep in baseball players during preseason and in-season conditioning. » PLoS One, 2025. Lire l’original en libre accès · DOI : 10.1371/journal.pone.0319479

Ce que l’étude a cherché à savoir

La saison sportive n’est pas un bloc uniforme : la présaison charge le corps, la saison ajoute la pression de la compétition. Une équipe taïwanaise a posé une question fine : les effets de la ventouse sont-ils les mêmes selon la phase de l’année ?

Quarante joueurs universitaires de baseball, huit semaines de protocole.

Comment ils s’y sont pris

Randomisation entre ventouse sèche à -400 mmHg et sham à -100 mmHg, application sur le haut du dos et les épaules quinze minutes, deux fois par semaine, quatre semaines en présaison puis quatre en saison. Mesures : fonction du membre supérieur, tests d’exercice (puissance pic, VO2 pic, seuil anaérobie), variabilité cardiaque post-effort et qualité du sommeil au PSQI.

Ce qu’ils ont trouvé

Pas d’effet sur la fonction du membre supérieur ni sur la performance : puissance pic, consommation d’oxygène et seuil anaérobie inchangés dans les deux phases. En revanche, la récupération autonomique s’améliore : la composante LF en présaison (p = 0,013), le ratio LF/HF et le pourcentage LF en saison (p = 0,004 et 0,037). Le sommeil ne profite qu’en présaison : meilleure fonction diurne au PSQI (p = 0,026), rien en saison.

Les limites de cette étude

Les bénéfices sont dispersés : un paramètre ici, un autre là, selon la phase. Pas de cohérence unique sur un critère principal, ce qui suggère des effets marginaux. Le sham à -100 mmHg garde une dépression résiduelle, ce qui pourrait diluer les différences. Et 40 joueurs répartis sur deux phases, ça fait des cellules petites.

Verdict : mitigé, preuve modérée

La ventouse sèche régulière chez le joueur de baseball améliore la récupération autonomique et le sommeil en présaison, mais n’améliore ni la fonction ni la performance, et ses bénéfices varient selon la phase de saison. Mitigé : des signaux autonomiques réels mais dispersés, sur une performance qui ne bouge pas.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

Cet essai dit quelque chose que la pratique sportive connaît : le corps n’est pas le même en présaison qu’en pleine compétition, et une technique ne s’applique pas pareil toute l’année. La ventouse aide le système nerveux à récupérer, ça ressort dans les deux phases, mais l’effet sur le sommeil n’apparaît qu’en présaison quand la charge physique domine. La performance qui ne bouge pas, il faut le dire : la ventouse aide à récupérer, pas à aller plus vite ou plus fort. En formation sportive je calibrerais l’usage selon le calendrier, c’est exactement ce que ce papier suggère.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.

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