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Tennis de table : la ventouse sèche coupe les marqueurs inflammatoires post-entraînement

Yeh YA, Lu CC, Chen YY et al. ·Journal of Physiological Investigation, · Taïwan

FavorablePreuve modéréeEssai contrôlé randomiséPose statique

L'étude en bref

Titre original
Dry Cupping Attenuates Inflammation Markers and Rated Perceived Exertion in Table Tennis Players after Intensive Training
Journal
Journal of Physiological Investigation, 2025
Population
joueurs de tennis de table entraînés
Sujets
fatigue-sportive, inflammation

En une phrase

10 joueurs en cross-over : après l'entraînement intensif, la ventouse sèche réduit RPE, leucocytes, NLR et indice inflammatoire systémique à 30 minutes.

Citation : Yeh YA, Lu CC, Chen YY, et al. « Dry Cupping Attenuates Inflammation Markers and Rated Perceived Exertion in Table Tennis Players after Intensive Training. » Journal of Physiological Investigation, 2025. Lire l’original · DOI : 10.4103/ejpi.ejpi-d-25-00017

Ce que l’étude a cherché à savoir

L’entraînement intensif génère inflammation, fatigue et micro-dommages musculaires. La ventouse est populaire chez les sportifs pour gérer raideurs et fatigue, mais que fait-elle aux marqueurs sanguins ? Une équipe taïwanaise a pris le problème par la biologie : mesurer leucocytes, neutrophiles et indices inflammatoires après une séance.

Dix joueurs, un design croisé où chacun sert de propre témoin.

Comment ils s’y sont pris

Joueurs de tennis de table entraînés, randomisés entre ventouse sèche post-entraînement et repos sans ventouse, avec 14 jours de washout entre les deux conditions. Effort perçu mesuré à trois temps, et prélèvements sanguins pour leucocytes, neutrophiles, plaquettes, lymphocytes, plus les marqueurs de dommage musculaire : urée, créatine kinase et lactate.

Ce qu’ils ont trouvé

Trente minutes après la ventouse, les chiffres bougent : RPE à 1,91 contre 2,85 sans ventouse, leucocytes à 7,39 contre 9,45 ×10³/μL, ratio neutrophiles-lymphocytes à 2,93 contre 3,35, et indice inflammatoire systémique SII à 527 contre 619. Toutes significatives. L’urée sanguine baisse aussi dans le groupe ventouse. En revanche, créatine kinase et lactate ne diffèrent pas.

La lecture proposée : la ventouse atténuerait la fatigue induite par l’exercice en modulant l’inflammation systémique.

Les limites de cette étude

Dix joueurs, c’est minuscule, même si le cross-over renforce la puissance. Trente minutes de suivi seulement : on ne sait rien de l’effet à 24 ou 48 heures, là où la récupération se joue vraiment. Et les marqueurs inflammatoires à 30 minutes post-effort sont volatils : beau signal mécanistique, preuve clinique limitée.

Verdict : favorable, preuve modérée

Après un entraînement intensif, la ventouse sèche réduit l’effort perçu et plusieurs marqueurs inflammatoires sanguins (leucocytes, NLR, SII, urée) à 30 minutes. Favorable : le signal biologique est net et multi-marqueurs, mais dix sujets et un suivi de 30 minutes bornent la portée.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

Les marqueurs inflammatoires qui bougent dans le sang, c’est le genre de donnée qui fait taire les sceptiques : ce n’est pas du ressenti, c’est mesuré en laboratoire. NLR et SII qui baissent à 30 minutes, ça suggère un vrai effet anti-inflammatoire systémique, pas juste local. C’est cohérent avec ce que les athlètes rapportent : ils se sentent moins « cuits ». Attention quand même : dix joueurs et une fenêtre de 30 minutes, c’est un aperçu, pas une preuve de récupération à long terme. En formation sportive j’utilise ce genre de données pour expliquer pourquoi la ventouse post-effort a du sens biologiquement.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.

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