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Insomnie en consultation psychiatrique : 10,7 % des patients ont recours à la ventouse

Zare K, Hedayati A, Hashemi Y et al. ·Sleep and Breathing, · Iran

MitigéPreuve modéréeÉtude de cohorteNon précisée

L'étude en bref

Titre original
A cross-sectional study on the use of complementary and alternative medicine in insomnia patients referred to psychiatric clinics in Iran
Journal
Sleep and Breathing, 2025
Population
205 patients insomniaques en consultation psychiatrique
Sujets
insomnie
Accès
Texte intégral en libre accès

En une phrase

Étude transversale iranienne de 205 patients insomniaques : 68,3 % utilisent une médecine complémentaire, la ventouse atteint 10,7 %, et 78 % ne le disent pas au médecin.

Citation : Zare K, Hedayati A, Hashemi Y, et al. « A cross-sectional study on the use of complementary and alternative medicine in insomnia patients referred to psychiatric clinics in Iran. » Sleep and Breathing, 2025. Lire l’original · DOI : 10.1007/s11325-025-03354-8

Ce que l’étude a cherché à savoir

Les patients insomniaques qui consultent en psychiatrie utilisent souvent des médecines complémentaires, parfois sans en parler à leur médecin. En Iran, où la médecine traditionnelle persane est vivace, une équipe a mesuré la prévalence et les types de CAM chez ces patients, et cherché ce qui poussait à les utiliser.

Comment ils s’y sont pris

Étude transversale de juillet à octobre 2023, sur 217 patients recrutés en consultations psychiatriques universitaires de Shiraz, dont 205 analysés après exclusion des dossiers incomplets. Le questionnaire I-CAM-IR validé en persan mesure l’usage, les motifs, les modalités et les sources d’exposition. Analyses descriptives, chi-deux et régression logistique pour les associations.

Ce qu’ils ont trouvé

68,3 % des patients utilisent une forme de médecine complémentaire. Les plantes dominent (73,6 %), suivies de la médecine persane (45,7 %), des vitamines et minéraux (43,6 %), et de la ventouse (10,7 %). L’usage est lié à des facteurs démographiques : âge, sexe, éducation, profession, revenu familial.

Un chiffre qui compte : 78,1 % des utilisateurs de CAM n’en informent pas leurs soignants. Et la motivation principale rapportée est la promotion de la santé (80,6 %), pas seulement le traitement de l’insomnie.

Les limites de cette étude

Transversale et déclarative : l’usage est rapporté, pas vérifié, et l’insomnie est auto-rapportée, pas diagnostiquée polysomnographiquement. Un centre, un pays : les résultats iraniens avec la médecine persane ne se transposent pas tels quels. Et la ventouse à 10,7 % est une donnée d’usage, pas d’efficacité sur le sommeil.

Verdict : mitigé, preuve modérée

Un patient insomniaque iranien sur dix utilise la ventouse, majoritairement sans en parler au médecin. Mitigé : photographie d’usage et de non-déclaration, pas une mesure d’efficacité sur l’insomnie.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

Le chiffre que je retiens, ce n’est pas le 10,7 % de ventouse, c’est le 78 % de non-déclaration aux soignants. En France c’est pareil : les clients viennent en ventouse sans le dire à leur médecin, et parfois sans me dire leurs autres traitements. L’insomnie est un motif que je vois, mais je le traite en complément, pas en remplacement du suivi psychiatrique quand il existe. Cette étude documente un comportement de santé réel : les gens font les deux, et le dialogue entre les deux est encore à construire.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. L’insomnie chronique peut relever d’un suivi médical ou psychiatrique ; cette fiche ne constitue pas une recommandation de traitement.

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