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En Iran, 11 % des patients chroniques ont utilisé la ventouse dans l'année

Ghahramanian A, Seyed-Rassuli A, Rahimlou Z et al. ·Scientific Reports, · Iran

MitigéPreuve préliminaireÉtude de cohorteNon précisée

L'étude en bref

Titre original
Frequency of complementary medicine use and attitudes among Iranian patients with chronic diseases
Journal
Scientific Reports, 2025
Population
400 patients adultes avec maladies chroniques à Tabriz
Accès
Texte intégral en libre accès

En une phrase

Enquête auprès de 400 patients chroniques à Tabriz : la ventouse arrive 4e des médecines complémentaires utilisées, derrière plantes, prière et hydrothérapie. Verdict mitigé.

Citation : Ghahramanian A, Seyed-Rassuli A, Rahimlou Z, et al. « Frequency of complementary medicine use and attitudes among Iranian patients with chronic diseases. » Scientific Reports, 2025. Lire l’original · DOI : 10.1038/s41598-025-21429-0

Ce que l’étude a cherché à savoir

Les patients atteints de maladies chroniques recourent souvent aux médecines complémentaires, mais on sait peu qui utilise quoi et pourquoi. Une équipe iranienne a voulu mesurer la fréquence d’usage et les attitudes associées dans un hôpital général de Tabriz.

La ventouse n’est pas le sujet principal : elle apparaît comme une des modalités déclarées dans le paysage des médecines parallèles.

Comment ils s’y sont pris

Étude transversale à l’hôpital Sina de Tabriz. Quatre cents adultes avec maladies chroniques (cardiaques, rhumatologiques, endocriniennes, néphrologiques) recrutés par échantillonnage de convenance, en consultation externe et en unité de médecine traditionnelle. Entretiens structurés, statistiques descriptives puis régression logistique pour identifier les prédicteurs d’usage.

Ce qu’ils ont trouvé

Sur les douze derniers mois, les usages se répartissent ainsi : phytothérapie 83 %, prière 36 %, hydrothérapie 27 %, ventouse 11 %, massage 8 %. La ventouse est donc la quatrième pratique la plus déclarée.

Côté attitudes, les patients croient davantage à l’approche holistique (score moyen 21,37) qu’à la validité scientifique des médecines complémentaires (15,88). La régression montre que croire à la santé holistique réduit la probabilité d’utiliser les plantes, la prière et l’eau ; croire à la validité scientifique augmente celle de la prière. Les autres prédicteurs varient selon la modalité.

Les limites de cette étude

Échantillon de convenance dans un seul hôpital : pas de généralisation possible. Usage déclaré, pas mesuré, et le passé de 12 mois laisse une marge de mémoire floue. La distinction entre ventouse sèche et humide n’est pas précisée, ce qui est important en Iran où la hijama humide est courante. Aucune donnée d’efficacité, c’est une photographie de pratiques.

Verdict : mitigé, preuve préliminaire

Une donnée d’usage : la ventouse fait partie du paysage des patients chroniques iraniens, en quatrième position. Ça situe la technique dans la réalité du terrain sans rien dire sur son efficacité. À classer dans les données sociologiques de la pratique.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

11 % sur un an, c’est cohérent avec ce que je vois : la ventouse reste une pratique de niche mais établie dans les pays où elle a des racines. Ce qui me frappe dans ces chiffres, c’est la distance entre les croyances holistiques et l’usage : les patients qui pensent globalité utilisent moins les plantes, ce qui est contre-intuitif. Ça suggère que le choix de la ventouse n’est pas idéologique mais pragmatique, probablement lié à des douleurs qu’on veut soulager vite. Cette étude ne dit pas si ça marche, elle dit que ça se pratique.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.

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