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Récupération des coureurs : la ventouse n'améliore ni douleur ni saut

Coutinho LOB, Alves BS, Caetano RO et al. ·Journal of Bodywork and Movement Therapies, · Brésil

DéfavorablePreuve modéréeEssai contrôlé randomiséPose statique

L'étude en bref

Titre original
Cupping therapy does not improve quadriceps muscle pain and fatigue intensity, perceived recovery, and vertical jump height after running: A randomized clinical trial
Journal
Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2025
Population
coureurs récréatifs adultes
Sujets
fatigue-musculaire, douleur-musculaire

En une phrase

Essai de 81 coureurs récréatifs : 5 minutes de ventouse sur les quadriceps après la course ne changent rien vs sham sur douleur, fatigue, récupération perçue et saut vertical.

Citation : Coutinho LOB, Alves BS, Caetano RO, et al. « Cupping therapy does not improve quadriceps muscle pain and fatigue intensity, perceived recovery, and vertical jump height after running: A randomized clinical trial. » Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2025. Lire l’original · DOI : 10.1016/j.jbmt.2024.12.039

Ce que l’étude a cherché à savoir

La ventouse s’est invitée dans la récupération sportive, portée par les athlètes de haut niveau. Une équipe brésilienne a testé la question simplement : cinq minutes de ventouse sur les quadriceps après une course, ça accélère la récupération ou pas ?

Quatre-vingt-un coureurs récréatifs, un suivi de 72 heures.

Comment ils s’y sont pris

Après la course, le groupe expérimental reçoit cinq minutes de ventouse sur les quadriceps. Le groupe contrôle reçoit une mobilisation sham des articulations de hanche et de genou. Mesures : douleur et fatigue musculaires par échelle analogique, récupération perçue par échelle d’effet global, et hauteur de saut vertical unipodal mesurée à l’application My Jump 2, jusqu’à 72 heures.

Ce qu’ils ont trouvé

Rien. Aucune différence significative entre ventouse et sham sur la douleur (-0,61, IC qui franchit zéro), la fatigue (-0,38), la récupération perçue (0,11) ou le saut vertical (0,75 cm). Quatre mesures, quatre zéros.

Les auteurs concluent que la ventouse post-course n’améliore pas la récupération des coureurs récréatifs, et posent franchement la question de sa pertinence dans ce contexte.

Les limites de cette étude

Cinq minutes de ventouse une seule fois, c’est une dose minimale : les protocoles sportifs utilisent souvent des séances plus longues ou répétées. Coureurs récréatifs après une course, c’est un modèle de fatigue aiguë : le résultat ne dit rien sur les athlètes ni sur l’usage régulier. Et le sham était une mobilisation articulaire, pas une ventouse placebo : le contrôle n’est pas neutre.

Verdict : défavorable, preuve modérée

Cinq minutes de ventouse sur les quadriceps après la course n’améliorent aucune mesure de récupération chez le coureur récréatif. Défavorable, sur une dose et un protocole précis : ce résultat ne ferme pas le dossier de la ventouse sportive, il borne une application courte et ponctuelle.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

Un essai négatif qui mérite d’être publié, et je le fais. Cinq minutes sur les quadriceps après le footing, c’est peu : dans la pratique sportive on travaille plus large et plus longtemps. Mais le résultat rappelle une chose : la ventouse n’est pas magique, et une pose brève sur un modèle de fatigue aiguë peut ne rien donner. Où la nuance tient : les autres essais du corpus qui utilisent des séances plus longues ou des protocoles répétés trouvent des signaux sur l’inflammation et la récupération. En formation sportive je le dis clairement : la dose compte, et cinq minutes pour faire joli ne remplacent pas un vrai protocole.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.

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