Aller au contenu principal
← Douleur & musculo-squelettique

Cervicalgie : mobilisation instrumentée (IASTM) contre ventouse sèche

Jahan A ·Indian Journal of Community Medicine, · Inde

MitigéPreuve modéréeEssai contrôlé randomiséPose statique

L'étude en bref

Titre original
Effectiveness of Instrument-assisted Soft-tissue Mobilization Versus Dry Cupping on Pain and Cervical Range of Motion in Treatment of Neck Pain
Journal
Indian Journal of Community Medicine, 2025
Population
adultes avec cervicalgie d'origine mécanique
Sujets
cervicalgie
Accès
Texte intégral en libre accès

En une phrase

Essai comparatif de 30 patients : l'IASTM et la ventouse sèche améliorent tous deux douleur EVA et amplitudes cervicales à 4 semaines, sans groupe témoin pour départager.

Citation : Jahan A. « Effectiveness of Instrument-assisted Soft-tissue Mobilization Versus Dry Cupping on Pain and Cervical Range of Motion in Treatment of Neck Pain. » Indian Journal of Community Medicine, 2025. Lire l’original · DOI : 10.4103/ijcm.ijcm_834_23

Ce que l’étude a cherché à savoir

Deux techniques de tissus mous se disputent la cervicalgie mécanique : l’IASTM, mobilisation instrumentée aux embouts en inox biseautés, et la ventouse sèche par dépression. Laquelle fait mieux sur la douleur et les amplitudes ?

Un essai indien a mis les deux face à face sur 30 patients, quatre semaines de protocole.

Comment ils s’y sont pris

Trente sujets répartis par tirage au sort en deux groupes de 15. D’un côté l’IASTM, de l’autre la ventouse sèche. Douleur cotée sur EVA et amplitudes de flexion et d’inclinaison latérale mesurées au goniomètre, avant le protocole puis à la fin de la quatrième semaine.

Design comparatif classique : chaque groupe sert de référence à l’autre.

Ce qu’ils ont trouvé

Les deux techniques progressent. Dans le groupe IASTM, la différence avant-après ressort significative (p = 0,031 sur le critère rapporté). La ventouse sèche montre elle aussi des gains sur la douleur et les amplitudes cervicales au bout des quatre semaines.

L’étude conclut à l’efficacité des deux approches, sans qu’un vainqueur net se dégage sur l’ensemble des mesures.

Les limites de cette étude

Quinze sujets par bras, c’est un échantillon de faisabilité, pas de puissance. Aucun groupe sham ni liste d’attente : les deux bras reçoivent une technique active, donc tout ce qui n’est pas spécifique (attention, toucher, évolution naturelle) reste invisible. La randomisation « par loterie » est décrite sommairement, et l’abstract tronqué ne détaille ni l’aveugle de l’évaluateur ni les tailles d’effet. Le journal, une revue de médecine communautaire, n’est pas le canal habituel des essais de thérapie manuelle.

Verdict : mitigé, preuve modérée

Deux techniques actives progressent toutes les deux sur la cervicalgie, sans hiérarchie claire et sans contrôle neutre. Mitigé : le résultat est compatible avec un effet réel des deux techniques comme avec un simple effet contextuel.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

IASTM contre ventouse, c’est un duel que je vois souvent opposé en formation, puisque certains stagiaires viennent du monde kiné où Graston a ses adeptes. Ce que ce petit essai confirme : les deux agissent sur les tissus superficiels et personne n’écrase le débat. Moi je choisis la ventouse pour une raison pratique : la dépression est dosable au millimètre de mercure près avec une pompe, là où l’IASTM dépend entièrement de la main. Mais quinze sujets par groupe, on ne tranche rien avec ça.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.

Vous souhaitez apprendre la ventousothérapie ?

Formation 45h en visioconférence, 11 référentiels, cours particuliers.

S'inscrire à la formation