C'est de loin le domaine le plus étudié. La lombalgie chronique, les cervicalgies, la gonarthrose, les douleurs d'épaule et les trigger points concentrent l'essentiel des essais contrôlés randomisés et des méta-analyses publiées sur la ventouse sèche. Quand un média parle d'un effet prouvé de la ventouse, c'est presque toujours à ce corpus qu'il fait référence.
Le point faible classique, et il faut le dire : les protocoles varient énormément d'un essai à l'autre. Durée de pose, nombre de séances, zones traitées, comparateur choisi, tout bouge. Cette hétérogénéité plombe la certitude des méta-analyses, qui concluent le plus souvent à des preuves de certitude faible à modérée, favorables sur la douleur à court terme.
C'est aussi le domaine où mon expérience de praticien rejoint le plus directement la littérature. Les zones, les durées et les réponses décrites dans les études ressemblent à ce que j'observe en cabinet, avec les mêmes limites : tout le monde ne répond pas pareil.