Addiction à l'alprazolam, codéine et tabac : la ventouse n'a rien apporté
Solanki V, Mallik S, Khan S et al. ·Cureus, · Inde
L'étude en bref
- Titre original
- Utility of Cupping Therapy in Substance Use Disorder: A Novel Approach or a Bizarre Treatment?
- Journal
- Cureus, 2023
- Population
- homme polytoxicomane (alprazolam, codéine, tabac)
- Sujets
- addiction, sevrage
- Source
- PubMed 38021923 · DOI
- Accès
- Texte intégral en libre accès
En une phrase
Cas indien honnête : un patient polytoxicomane a essayé la ventouse avant de consulter en psychiatrie. Aucune amélioration ; le sevrage a suivi le traitement standard.
Citation : Solanki V, Mallik S, Khan S, Desai V, Pergolizzi J. « Utility of Cupping Therapy in Substance Use Disorder: A Novel Approach or a Bizarre Treatment? » Cureus, 2023. Lire l’original · DOI : 10.7759/cureus.47445
Ce que l’étude a cherché à savoir
Dans les zones rurales et les milieux modestes, les patients en sevrage se tournent souvent d’abord vers la médecine alternative. Ce cas indien documente ce qui se passe quand la ventouse est essayée sur un trouble de l’usage de substances.
Comment ils s’y sont pris
Un patient dépendant à l’alprazolam, à la codéine et au tabac s’est présenté en consultation de psychiatrie pour sevrage. Auparavant, il avait suivi un essai de ventouse chez un praticien de médecine alternative, sans amélioration de son état.
Ce qu’ils ont trouvé
Les symptômes de sevrage ont cédé sous traitement standard. Le constat des auteurs est sans détour : dans ce cas, la ventouse n’a apporté aucun bénéfice ni sur la dépendance ni sur le sevrage. Ils plaident pour une meilleure information du public sur ce que les thérapies traditionnelles peuvent et ne peuvent pas faire, et sur les risques d’une médecine non fondée sur les preuves.
Les limites de cette étude
Un cas unique, et le protocole de ventouse n’est pas décrit : technique, nombre de séances, zones traitées, tout manque. On ne sait pas non plus depuis combien de temps le patient était dépendant ni ce que l’essai de ventouse visait précisément.
Verdict : défavorable, témoignage clinique
Un résultat négatif rapporté honnêtement : la ventouse n’est pas un traitement de l’addiction. Cette fiche existe pour dire cela, dans un corpus qui ne doit pas être une vitrine des seuls succès.
Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)
Je valide ce cas à 100 %, et je le citerai. La ventouse n’est pas un outil de sevrage : la dépendance à la codéine et aux benzodiazépines relève de la psychiatrie et de l’addictologie, point. Ce que je dis en formation : quand un client vous parle d’un projet d’arrêt d’un médicament ou d’une substance, votre rôle est de l’orienter vers son médecin, pas de proposer un protocole. La ventouse peut accompagner le confort, la tension, le sommeil pendant un parcours encadré, mais elle ne traite pas la dépendance. Les sites qui le laissent entendre font du tort à la pratique.
Pour aller plus loin
- Fatigue chronique : la ventouse dans le corpus : ce que la santé mentale sait vraiment
- Action émotionnelle des ventouses : ce que la ventouse peut et ne peut pas
- La famille Sommeil & santé mentale
La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.
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