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Corée : la ventouse en institution non médicale associée au virus de l'hépatite C

Ryu DH, Lee EY, Ha SJ et al. ·Scientific Reports, · Corée du Sud

DéfavorablePreuve modéréeÉtude de cohorteNon précisée

L'étude en bref

Titre original
Persistent hepatitis burden in a geographically isolated and medically underserved population: a community-based study
Journal
Scientific Reports, 2026
Population
1 684 résidents de 40 ans et plus du comté d'Ulleung
Sujets
hepatite-c
Accès
Texte intégral en libre accès

En une phrase

Dépistage communautaire sur l'île d'Ulleung, 1 684 résidents : la ventouse pratiquée hors cadre médical est associée à l'infection par le VHC. Verdict défavorable.

Citation : Ryu DH, Lee EY, Ha SJ, Hong NS. « Persistent hepatitis burden in a geographically isolated and medically underserved population: a community-based study. » Scientific Reports, 2026. Lire l’original · DOI : 10.1038/s41598-026-48166-2

Ce que l’étude a cherché à savoir

Le comté d’Ulleung, île coréenne isolée et médicalement déserte, a une incidence de cancer du foie durablement élevée. Dans le cadre d’un projet de prévention, une équipe a fait du dépistage communautaire pour estimer les hépatites B et C et repérer les facteurs de risque locaux.

La ventouse n’est pas le sujet principal : elle apparaît comme un des facteurs de risque identifiés.

Comment ils s’y sont pris

Dépistage et questionnaires de comportement de santé menés entre 2019 et 2022 dans la population générale. 1 792 résidents de 40 ans et plus volontaires, 1 684 analysés. Mesures : antigène HBs pour le VHB, anticorps anti-VHC pour le VHC, et facteurs exposants interrogés en entretien.

Ce qu’ils ont trouvé

Prévalences : 7,2 % pour l’HBsAg, 1,4 % pour les anticorps anti-VHC. Pour le VHB, les facteurs associés sont le faible niveau d’éducation et le tabagisme. Pour le VHC, le facteur qui ressort est la ventouse pratiquée en institution non médicale.

Autrement dit : dans cette île, recevoir des ventouses hors du cadre médical est associé à la séropositivité C. Le détail compte : « non-medical institutions », ce n’est pas la ventouse en tant que technique, c’est la ventouse en dehors des conditions d’hygiène.

Les limites de cette étude

Association transversale : on ne sait pas si la ventouse a causé l’infection, ni quand, ni par quel mécanisme exact (instruments réutilisés ? éraflure ?). La pratique en Corée peut inclure des variantes avec micro-incisions ou saignée légère, ce qui change tout au risque infectieux par rapport à la sèche pure. Petite zone géographique particulière. Et « cupping at non-medical institutions » regroupe des pratiques hétérogènes dont on ne connaît pas le détail.

Verdict : défavorable, preuve modérée

Défavorable à la ventouse mal encadrée, pas à la technique elle-même. Le signal est net : hors cadre médical, la pratique est associée au VHC. Ça renforce l’exigence d’hygiène et de matériel à usage unique, qui est non négociable dans mon enseignement.

Mon regard de terrain (Ludovic Dumay)

Cette association me conforte dans un principe que je répète en formation : la ventouse sèche ne perce pas la peau, mais tout ce qui touche la peau doit être propre. Dans cette étude, le risque vient du cadre, pas de la ventouse : institutions non médicales, probablement sans protocole d’hygiène strict. En France, nos ventouses pneumatiques se désinfectent entre chaque patient et ne portent pas de risque de transmission sanguine parce qu’il n’y a pas de sang. Ce signal coréen concerne des pratiques qui n’ont rien à voir avec ce que j’enseigne, mais il me sert de rappel : la sécurité n’est pas une option.

Pour aller plus loin


La ventousothérapie est une pratique de bien-être complémentaire : elle ne se substitue pas à un avis médical. Cette fiche résume une étude scientifique ; elle ne constitue pas une recommandation de traitement.

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